Tokyo desire express

Ce poème de Bird a été retrouvé dans un vieux dossier digital, une correspondance amicale en partance vers l’oubli. Le voilà qui se dévoile pour le blackmail.

Elle était vêtue de rouge.
Ses yeux dansant de bleu telle le scintillement de la mer Adriatique au printemps.
Des lignes d’une telle délicatesse, l’âge ne se dévoilant qu’aux fines commissures du rire.
Ses lèvres esquissant un sourire naturel, pleines et entrouvertes comme pour dire “Ça te dit ?”
Mon dieu si je pouvais voir ce qu’elle ressent, la vue doit être paradisiaque.
Cou dégagé, veines de vies pompant sous cette peau velouté jusqu’à ce V où les seins se dressent face à l’imploration des hommes.
Bien sûr qu’elle savait, mais son attitude ne laissait entrevoir qu’un soupçon complice.
J’étais dur rien qu’à imaginer le plis du tissu en cet endroit stratégique.
Oui je ne suis pas le seul à désirer m’en approcher.
Le ventre ferme et la taille si gracieuse. Un léger changement de position fit chanter la finesse de ses fesses et souffla sa jupe contre ses cuisses déclamant sexe.
Mon dieu mec je ne vais pas pouvoir tenir.
Collants serrés et élancés vers cette intimité qui se dévoile juste assez pour que je me demande quand et comment vais-je pouvoir plonger mon visage vers cette félicité ?
Il n’y a désormais plus moyen de chasser cette vision la personne assise à côté de moi se doute-t-elle que cette terre fantasmée peut devenir réalité ?
Je modèlerais de mes mains ces mollets galbés et sucerais tous ces doigts de pied sans exception glissant le bout de mes doigts au-delà vers cet intervalle et pinçant avec une infinie délicatesse
La sonnerie retend et moi-aussi j’accoste.
Nous arrivons à la gare de Shinjuku.
Quelle belle apparition nocturne dans ce train qui me mène à Tokyo

Michael ‘Bird’ Shaffer

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69, un beau chiffre pour Warren