Sportifs du dimanche

On a retrouvé la trace d’une virée à Kitzbühel de Julien Régnier et Pierre Guyot. Vitesse, bières et danses primitives, un joli cocktail pour se relaxer au cœur de l’Autriche. Attention, certaines images pourraient heurter la sensibilité des spectateurs les plus jeunes.

 

Petite ville tranquille du Tyrol autrichien, Kitzbühel a acquis sa renommée grâce à une piste de descente dont le nom siffle comme un boulet de canon, la légendaire Streif. Chaque année, sur ses 3 km de tracé, se déroule l’une des grandes classiques de la coupe du monde de descente et de super G.

En autrichien, Kitzbühel signifie la « colline au chamois ». Cette charmante appellation ne reflète ni la difficulté, ni la dangerosité de sa célèbre piste. En lieu et place de douces collines et de cervidés, la Streif fout les boules aux meilleurs skieurs du monde. Ça va très vite et mieux vaut ne pas s’en coller une à 140 dans la souricière et ses 60-70 mètres de décollage. Quant au spectacle, voir ces jeunes gens fendre l’air sur du verglas scintillant procure de délicieux frissons le long des extrémités.

En plus du ski et de la compétition, c’est aussi l’occasion de faire la fête : 50 000 personnes font le déplacement dont une bonne partie spécialement pour la non moins célèbre bamboula. Il y a des gens de tous horizons, de belles monitrices de ski, de gros allemands, j’ai même croisé des types de mon village… Tout ce beau monde tient une bière à la main, l’ambiance est chaleureuse, les gens pissent dans la rue, tu trouves un bar tous les 20m et l’atmosphère germanique bon enfant donne à cette joyeuse beuverie des allures de feria aragonaise, mais nous sommes en Autriche et en plein hiver, tout est relatif.

Nous on y était, on a aimé et on vous conseille d’aller y faire un tour.

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