Ferox : L’avant-garde du présent

Nouveau gros-porteur twin tip en version légère, le Ferox est désormais le ski le plus large de la gamme Freebird (110 contre 109 pour le Corvus Freebird). Mais au-delà de ce petit millimètre, c’est l’irruption d’un ski large aux caractéristiques d’un double spatulé qui arrive dans la gamme randonnée. Julien Regnier pour la partie technique et Bruno Compagnet pour le vécu, nous éclairent sur l’intention et sur l’action.

Black Crows : Julien, pourquoi un tel ski dans la nouvelle collection ? Pourquoi abandonner l’Anima Freebird et sortir le Ferox ?

Julien : C’est un ski destiné à la poudreuse qui donne une saveur bi spatulée dans la gamme randonnée. Large et “bidirectionnel” pour aller faire de la poudreuse., il tient bien mieux la carre que l’ancien modèle Anima Freebird. Il est bien plus performant sur le dur même si ça reste un ski de poudreuse.

C’est aussi un ski que je trouve joli. C’est forcément subjectif, mais ce ski a une esthétique que je trouve intéressante, d’autant plus que ce design est né d’une recherche technique. On a travaillé en 3d le topsheet (surface du dessus, NDLR) afin d’amener toutes les contraintes de force sur les carres. Le ski est profilé afin de lui enlever du poids tout en gardant la transmission d’énergie. Avec cette construction carbone tridimensionnelle, il acquiert de la rigidité sans que cela n’affecte sa souplesse. On obtient donc un bon équilibre avec un ski très joueur mais solide sous le pied. Et bien qu’il soit double spatulé, ce n’est pas un ski destiné au backcountry freestyle. C’est vraiment un ski pour jouer avec le relief mais solide sur sa carre, comme une sorte d’Atris pour la randonnée.

Black Crows : Et toi Bruno qui l’a beaucoup skié, qu’est-ce que tu penses de ces nouvelles planches ?

Bruno : C’est un ski moderne, joueur. C’est un twin (twintip, double spatulé, NDLR) qui a un comportement moins alpin que le Corvus Freebird que je skie depuis de nombreuses années. Pourtant, je l’ai très vite adopté et j’ai principalement skié avec ce ski la saison dernière. Bon, j’ai la chance de pouvoir bouger pour aller trouver les bonnes conditions, mais c’est un ski que je ne rechigne pas à skier sur le dur si nécessaire et sa largeur et sa légèreté couplées à ce talon relevé sont très agréables. Il est facile à manier et il est naturellement devenu mon ski de tous les jours car il peut tout faire et devient un régal en poudreuse ou sur de la neige de printemps.

Si je prends la saison dernière et notamment les grosses conditions que nous sommes allés chercher en Autriche, j’utilisais soit le Nocta, soit le Ferox. Et quand bien même les conditions m’auraient incité à prendre le Nocta, je prenais souvent le Ferox, notamment les jours ou on voyait moins bien et qu’on skiait dans les bois. C’est notamment à mettre au compte de sa légèreté car quand on fait huit descentes d’affilée, ça fait du bien d’avoir un ski facile à bouger et à transporter. Pour les papys comme moi, ça fait une différence. Je suis donc très satisfait car il a une super skiabilité, qu’il se comporte bien sur neige dure et qu’il est super maniable.

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